BDK et cancer du sein : construire un bilan utile en 2026

Le bilan diagnostic kinésithérapique (BDK) n’est pas une formalité administrative : il structure la prise en charge, permet de poser le diagnostic kinésithérapique, de fixer les objectifs, de choisir les techniques adaptées et d’assurer la coordination avec le médecin prescripteur.

Le BDK est-il obligatoire ?

Oui. Dans le cadre d’un traitement thérapeutique, le masseur-kinésithérapeute établit un bilan comprenant le diagnostic kinésithérapique, les objectifs de soins ainsi que le choix des actes et techniques jugés appropriés.

Le Code de la santé publique précise également que ce bilan est tenu à la disposition du médecin prescripteur et que le traitement est retracé dans une fiche de synthèse.

Que doit contenir un BDK dans le cadre d’un cancer du sein ?

Il n’existe pas un formulaire unique imposé pour toutes les situations. Le contenu doit être adapté à la patiente et à la problématique fonctionnelle rencontrée.

  • motif de prise en charge et prescription ;
  • antécédents et traitements oncologiques utiles à la prise en charge ;
  • type de chirurgie et éventuelle reconstruction ;
  • état des cicatrices et des tissus ;
  • douleurs et symptômes rapportés ;
  • mobilité de l’épaule et du membre supérieur ;
  • force, fonction et retentissement dans les activités quotidiennes ;
  • présence ou suspicion de lymphœdème ;
  • activité physique, objectifs et attentes de la patiente ;
  • diagnostic kinésithérapique ;
  • objectifs de soins et plan de traitement ;
  • éléments nécessitant une coordination ou une orientation vers un autre professionnel.

Pourquoi le BDK est particulièrement utile après un cancer du sein

Deux patientes ayant eu la même chirurgie peuvent présenter des problématiques très différentes. L’une peut être limitée par une raideur d’épaule, une autre par une cicatrice adhérente, une douleur, une peur du mouvement ou un lymphœdème.

Le BDK permet donc de sortir d’une logique de protocole standardisé pour construire une prise en charge réellement individualisée.

Le BDK comme outil de communication

Le BDK sert aussi de support aux échanges avec le médecin prescripteur et les autres professionnels impliqués. La fiche de synthèse permet de transmettre les éléments essentiels du bilan, les objectifs et l’évolution de la prise en charge.

L’Assurance Maladie rappelle en 2025 que le BDK est un outil majeur d’information, de coordination et d’amélioration de la qualité des soins.

Facturation du BDK : attention aux anciennes cotations

Les anciennes cotations qui apparaissaient dans cet article de 2016 ne sont plus d’actualité. En 2026, l’Assurance Maladie indique notamment une facturation à 10,7 AMK pour le bilan lié aux traitements de rééducation et réadaptation fonctionnelle, et à 10,8 AMK pour certaines rééducations neurologiques et musculaires.

Comme pour toute cotation, il faut vérifier la NGAP et les règles conventionnelles en vigueur au moment de la facturation.

Un modèle de BDK cancer du sein

J’avais créé à l’origine un modèle de BDK spécifique au cancer du sein. Il peut rester une base de réflexion pour structurer son propre bilan, mais il doit être adapté à sa pratique actuelle, à son logiciel, aux recommandations et aux textes en vigueur.

→ Télécharger l’ancien modèle de BDK cancer du sein

À retenir

Un bon BDK n’est pas une liste de cases à remplir. Il doit permettre de comprendre la situation de la patiente, de formuler un diagnostic kinésithérapique, de fixer des objectifs cohérents et de suivre leur évolution.

Sources officielles

Cet article a 2 commentaires

Laisser un commentaire