Cancer du sein : quel rôle pour le kiné en 2026 ?
La kinésithérapie peut intervenir à différents moments du parcours après un cancer du sein : après la chirurgie, pendant ou après les traitements, après une reconstruction mammaire, ou plus tard lorsqu’une limitation fonctionnelle, une douleur, une cicatrice gênante ou un lymphœdème persiste.
Après la chirurgie : retrouver mobilité et fonction
Après une chirurgie mammaire, avec ou sans reconstruction, certaines patientes présentent une limitation de mobilité de l’épaule, des tensions musculaires, des douleurs, une appréhension du mouvement ou des difficultés dans les activités quotidiennes.
Le travail du kiné peut notamment porter sur la récupération progressive des amplitudes, la mobilité de l’épaule et du membre supérieur, la posture, la reprise des activités et l’accompagnement vers un mouvement de plus en plus autonome.
Cicatrices, adhérences et tissus
La chirurgie et la radiothérapie peuvent modifier la souplesse des tissus. Selon le bilan, le kiné peut travailler autour de la cicatrice, des adhérences, des tensions et de la mobilité tissulaire afin d’améliorer le confort et la fonction.
Après reconstruction mammaire, le travail peut aussi concerner les zones reconstruites ou les zones de prélèvement d’un lambeau.
Douleur et reprise du mouvement
La douleur post-opératoire ou liée aux traitements peut limiter le mouvement et entretenir une appréhension. La prise en charge vise alors à retrouver progressivement des mouvements utiles et tolérés, à restaurer la confiance dans le membre supérieur et à favoriser la reprise des activités personnelles, professionnelles et sportives.
Lymphœdème : une prise en charge spécifique
Le lymphœdème du membre supérieur peut survenir après le traitement d’un cancer du sein, notamment après un curage axillaire. La prise en charge ne repose pas sur une seule technique.
Les recommandations actuelles donnent une place centrale à la compression, aux exercices, aux soins de peau et à l’activité physique progressive. Le drainage lymphatique manuel peut être proposé dans certaines situations en complément, mais il ne constitue pas à lui seul le traitement de référence du lymphœdème.
→ Lire aussi : lymphœdème et compression
Activité physique : ne pas avoir peur de bouger
Les recommandations actuelles ne préconisent pas d’éviter systématiquement l’utilisation du bras du côté traité. Au contraire, la reprise progressive du mouvement et de l’activité physique est encouragée, en tenant compte de la situation clinique, des traitements reçus et des symptômes.
Le bilan reste indispensable
Il n’existe pas un protocole identique pour toutes les patientes. La prise en charge dépend du type de chirurgie, des traitements associés, de l’état des cicatrices, de la mobilité, des douleurs, de la présence éventuelle d’un lymphœdème et surtout des objectifs de la patiente.
Le bilan diagnostic kinésithérapique permet de structurer cette évaluation et de définir les objectifs de soins.
→ Lire aussi : BDK et cancer du sein
À retenir
Après un cancer du sein, le rôle du kiné ne se limite pas au drainage lymphatique. Mobilité de l’épaule, cicatrices, douleurs, tensions, reprise du mouvement, activité physique, autonomie et prise en charge d’un éventuel lymphœdème font partie des problématiques qui peuvent être abordées selon le bilan.





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